J'me fais chier

En 2009 j'avais l'honorable âge de 19 ans, ne sachant que faire professionnellement de ma vie (c'est très rare chez les artistes ça), j'ai entamé une remise à niveau en art appliqué à Lyon. J'étais dans le privé avec des citadins bourges, aussi peu superficiels que peut l'être une collégienne qui arrache le T-shirt d'une camarade parce qu'elle a osé porter le même qu'elle.

Avec mon comportement de clown zarbi je me suis fais des très bons potes, mais pas d'amis.  Le weekend quand je rentrais chez mes vioux je n'avais pas mes amis du lycée sur place, car tous nous venions de coin assez éloigné (surtout quand on a pas son permis).

Autant le dire : mon interna de Salins les Bains me manquait ultracruellement et cette parenthèse citadine bien qu'enrichissante fut aussi très chiante (OH ! J'ai rimé ! J'ai rimé ! J'ai rimé !). Je me suis sentie très seul (voir très, très seul), j'ai eu ainsi beaucoup de loisir à tuer le temps avec moi même. Heureusement, l'un de nos projet en cour de photographie fut le portrait, ainsi en m’entraînant j'ai pu découvrir une nouvelle occupation avec moi même. Ce fut donc avec mon pitit appareil photo que je me suis amusée à me mettre en scène, même bien après le projet susnommé (j'adore ce mot)... Bref, si vous voulez voir quelqu'un qui s’emmerde... Mon plus grand regret dès à présent est de ne pas les avoir posté sur instagram pour permettre à des greluches d'exister en soulignant que j'aurais pu photoshoper les pores de ma peau "keuwa !" et à des messieurs bien sous tout rapport de me dire que je suis trop vieille... Pourkeuwa ? Oui Pourkeuwaaaaa ? Ne l'ai-jeu pas fait !

 

Il est intéressant de noter que je me trouvait moche à l'époque et que c'était évidement un véritable tourment (comme les 3/4 des êtres issus d'une population superficielle ayant une fente entre les jambes ). Ce genre d’exercice me permettait aussi d'apprivoiser un peu mon image.