On raconte que jeune, Choco s'intéressait à la photo

C'était en 2006-2009.

 

J'ai même eu ma petite heure de gloire internationale

L'une de ces photos a fait la page d'accueil de Flickr pendant un (court) moment... Je ne vous dirai pas laquelle :)

 

J'étais dans un groupe de photographes, on avait fait une expo.

 

C'était une expo-concept :

 

20 photographes se répartissent dans un quartier, chacun prend une rue.

 

Une seule règle : au bout de la rue on doit voir le photographe suivant qui prend sa rue, et au bout, un autre photographe... et ainsi de suite jusqu'à faire une boucle ! On encadrait ainsi le bar dans lequel l'expo aurait lieu.

 

J'avais la rue Sedaine à Paris 11e. Je n'étais pas vraiment fier de ce que j'ai fait... mais c'était une aventure intéressante.

 

Outre cette contrainte, chacun avait un petit moment personnel : 8 photos à prendre entre le début et la fin de sa rue, en deux heures maxi.


La photo c'est aussi du bricolage

J'ai découvert comment faire de la macro avec une lentille montée sur l'appareil. Que du matos pas cher.

 

Après, une pipette, de l'eau et on a de quoi s'amuser pendant des jours :)

 

Faire un portait m'a toujours terrorisé. Quand des touristes me prêtent leur appareil je me mets en PLS.

 

En revoyant mes propres photos, j'apprends chaque fois un peu plus sur moi : quels thèmes reviennent ? Quels couleurs m'attirent ? Pourquoi ai-je cadré ainsi ?

 

De nouveaux questionnements au moment de faire des sélections : dix ans plus tard, pourquoi celle-ci plutôt qu'une autre ?


La presse m'a piqué des photos

Merci le Figaro, le trèfle à quatre feuilles c'est moi :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/02/07/01016-20090207ARTFIG00188-superstition-les-francais-accros-a-leurs-grigris-.php

 

J'ai aussi, sans le savoir, illustré une blague-fable (?) :

https://www.paperblog.fr/1829586/coup-de-froid/

 

et d'autres trucs qui ont disparu de la toile :)


La chaise (micronouvelle photographique - 2006)

(car nous avons tous eu une période emo)

 

Elle prit la route du sud et trouva sans peine la falaise.

 

Elle fumait lentement ses dernières cigarettes en suivant des yeux le vol désordonné des mégots qui tombaient dans le vide.

 

Au fur et à mesure de leur chute, elle se rendait compte que le courage ne lui viendrait pas aujourd'hui. Elle reviendrait un autre jour.

 

C'était maintenant la réaction du village aux événements de la veille qu'elle anticipait.

 

Lui reprocherait-on sa fugue, ou son manque de courage; l'aurait-on "mieux" aimée si elle avait plongé ?

 

Que cachera la colère de ses parents ?

 

Elle s'appuya contre le mur d'enceinte. Son malaise la reprit.

 

Leur sanction dépassa tout entendement.

 

On t'aime, tu sais. C'est pour ton bien, tu comprendras lorsque tu seras grande. La falaise, on peut y aller une fois, jamais deux.

Elle ne saisit jamais le sens cette dernière phrase. Elle ne devint jamais grande. Mais elle sut, au plus profond d'elle-même, que c'était pour son bien.


À bientôt :)

Ça m'a donné envie de reprendre la photo avec les FELE, tiens...